Benoît SCHMELTZ
David et ses soeurs
Oeuvre acquise par le Conseil départemental de la Dordogne en 2002
L'univers de l'artiste
Les sources d’inspiration de Benoît Schmeltz sont les rivières de son enfance. C’est là qu’il a appris à pêcher ses premiers poissons, qu’il a connu le frisson de la canne qui frémit, c’est dans cet univers qu’il puise inlassablement les thematiques de son travail photographique. Ce qui n’aurait pu être qu’un souvenir d’enfance parmi d’autres s’est révélé fondateur, et lorsque Benoît Schmeltz a commencé la photo, aprés des études d’architecture, il a très vite compris le lien qui existait entre sa prédilection pour les rivières, les poissons, et les jeunes filles qu’il aimait photographier : un lien charnel, sexuel qu’illustrent ses compositions dans un style tout à fait personnel, où les éléments récurrents deviennent autant de métaphores pour parler d’autre chose.
Au-delà de l’anecdote qui relève de la plaisanterie - en voulant lancer pour la première fois sa canne à pêche, celle-ci s’accroche à la petite fille derrière lui - Benoît Schmeltz doit bien à sa maladresse de débutant d’avoir associé pour toujours la féminité à la prise de se première truite, et de réinventer ses impressions mêlées, au gré de ses prises de vue, Certaines, spontanées, an noir et blanc ou an couleur sont faites pendant ses promenades, ses parties de pêche. D’autres sont le résultat d’un travail précis pour lequel il met en scène puis photographie des modèles devant des paysages ou dans l’eau. Si les thèmes sont immuables, les techniques utilisées par Benoît Schmeltz ont évolué et se sont diversifiées. Travaillant durant ses études sur les scénes, il a d’abord commencé à faire des photographies sur bois, ce qui correspondait à son envie d’un support graphique sur lequel il puisse dessiner, écrire, ce que ne permet pas le papier photo. Cette technique requiert cependant un long travail de préparation car il nécessite une quinzaine de couches d’enduit qui sont étalées sur le bois puis poncées. Une fois sensibilisé à la lumière, le panneau devient un support photosensible, qui permet un vrai travail graphique, en particulier sur les contrastes, les jeux d’ombre et de lumière. A l’opposé de celle technique «laborieuse», Benoît Schmeltz a créé «Les Carnets de la rivière», utilisant pour la première fois le numérique et la couleur, et illustrant ses photos de petits textes et anecdotes. Il s’oriente maintenant vers l’informatique où ses images sont présentées via Internet et travaille sur des logiciels avec lesquels il réfléchit à un langage propre à la numérisation de l’image.

 

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