Philippe DEMEILLIER
Ecce Bos
Oeuvre acquise par le Conseil départemental de la Dordogne en 2002
L'univers de l'artiste
À l’occasion d’une des expositions de Philippe Demeillier en 1988, Georges Marbeck écrivait : «Il y a des peintres qui ne s’intéressent qu’au cutané des choses, au poli des objets, au lisse des corps (…) Philippe Demeillier, lui n’est pas homme à se laisser piéger par l’emballage. Un capot, ça s’ouvre. Une carrosserie, ça se démonte. Une enveloppe ça se déchire. La peau, ça se découpe, ça se retourne, ça s’étire, ça se tanne. Il faut toujours qu’il aille remuer le cambouis des choses, des corps, du monde, pour bricoler ses pièces détachées à son idée». Dans son travail de peintre, de graveur, de sculpteur, Philippe Demeillier dépèce et dissèque, mais si ces portraits étalés, dé-figurés, cette recherche d’une beauté «convulsive» peuvent nous suggérer l’image d’un artiste sombre, les sculptures, tout en procédant au même désir de créer une réalité nouvelle, révèlent une autre facette de l’artiste.
Travaillant de façon empirique, ni rationnelle, ni systématique, Philippe Demeillier réagit en fonction du sujet, du matériau, de l’inspiration de la commande ou de l’exposition future, sans souci de mode. De sa rencontre avec l’objet survient une idée, un déclic qui, en une fraction de seconde, peut transfigurer le support moteur d’une 203 en une réplique revisitée du «Bœuf écorché» de Rembrandt. Philippe Demeillier se surprend alors à transformer le matériau, et cet étonnement, ce plaisir qui émergent pendant le temps de la matérialisation, il n’a d’autre envie que de les transmettre. Démontant, découpant, assemblant, Philippe Demeillier travaille et s’amuse ; ses sculptures pourraient être autant d’inventaires à la Prévert, où chaque objet tout en gardant son caractère propre, en demeurant identifiable concourt à créer une œuvre d’art ludique et poétique. Ce n’est donc pas un hasard si Philippe Demeillier dit son admiration pour Picasso, artiste aux multiples techniques, créateur lui aussi d’étonnantes sculptures - assemblages, dont la fameuse «tête de taureau» constituée d’une selle de vélo et d’un guidon rouillé de bicyclette, née elle aussi sans aucune intention préalable. «En un éclair, disait Picasso, ils se sont associés dans mon esprit… L’idée de cette tête de taureau m’est venue sans que j’y ai pensé… Je n’ai fait que les souder ensemble»
Philippe Demeillier ne dit pas autre chose…

 

 

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DEMEILLIER Philippe
Bélèterie
24300 Saint Front La Rivière

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