Dans chacune de ses toiles, Vincent Bersars raconte une histoire. Il nous présente ici une nouvelle
aventure du Lébérou, sorte d’humain revêtu d’une peau de bête, essayant d’échapper à un serpent
bicolore qui, malgré l’avantage de sa taille, semble plus inoffensif qu’agressif.
Du précipice émergent
deux immenses monolithes noirs qui alternent avec de fines coulures, rappelant certains motifs de
Jean-Michel Basquiat, pour envahir de grands aplats couleur ciel. Clin d’oeil aux vanités du dix-septième
siècle autant qu’au drapeau noir des pirates, un crâne se confond avec l’arrière plan.
Dans une
dynamique colorée fondée sur un jeu de contrastes, le peintre puise dans ses références éclectiques,
des contes et légendes du Périgord au film 2001 : Odyssée de l’Espace de Kubrick. Pour notre plus
grand bonheur, Vincent Bersars entretient avec le monde de l’enfance une naïveté objective, sans
duperie ni régression déplacée. |